"La coopération décentralisée s'applique aussi au domaine des déchets et de l'énergie"


Dans le cadre de votre délégation, vous avez en charge la coopération internationale. Pourriez vous nous en dire un peu plus sur les contours de cette délégation ainsi que sur les actions réalisées au cours de l’année 2015 ?

La coopération internationale est en partie liée avec l'extension de la loi Oudin-Santini au domaine des déchets : cette loi permet de consacrer jusqu'à 1% des recettes d'un syndicat intercommunal à des actions de coopération décentralisée. Le président Xavier DUGOIN a souhaité l’application de ces dispositions législatives au Siredom, de manière progressive. Les relations que nous avons à l’étranger, notamment sur le continent africain, sont primordiales car elles permettent d’apporter a des collectivités en attente de soutiens un développement de coopérations. Durant l’année 2015, nous avons travaillé sur une coopération avec le Bénin concernant un projet de collecte, traitement et revalorisation des déchets ménagers. J’ai donc pris contact avec deux villes du pays, la capitale, Porto-Novo et Sémé-Podji. Nous avons pu nouer des liens avec les maires de ces villes, l’Ambassade de France au Bénin ainsi qu'avec la direction ministérielle de la coopération décentralisée. Ce projet a abouti à la signature d’une convention entre les deux villes et le SIREDOM le 10 octobre 2015. La coopération décentralisée s'est également structurée, parallèlement, avec d’autres collectivités telles que le conseil départemental des Yvelines et la métropole du Grand Lyon. Nous nous coordonnerons avec celles-ci pour mutualiser nos efforts.

 

Signature du protocole de Porto Novo en présence du Maire de la ville Emmanuel ZOSSOU et des représentants du Siredom Grégory Courtas, Thierry Lafon, et Anne Thibault.

A quand remonte votre engagement pour la coopération internationale? Et pourquoi le continent africain? Envisagez-vous de proposer cette coopération à d’autres pays que l’Afrique ?

Cela fait maintenant un an que je me suis engagé au SIREDOM dans le domaine de la coopération internationale. Le continent africain se développe massivement et connait une forte croissance économique. Mais avant tout, notre coopération est liée au constat que malgré son émergence économique, celui-ci rencontre d’énormes problèmes écologiques et nécessite des aides et un appui technique dans le domaine environnemental. Cette collaboration est également liée a l'expérience personnelle que j'ai acquise de ce continent, que j’ai parcouru plus de huit fois, depuis 2002, et où j'ai pris conscience du devoir de coopération qui devait être le nôtre.

 

Quels sont les apports du SIREDOM en matière de coopération internationale au regard de ses compétences (énergie, déchets, environnement) ?

Le SIREDOM a privilégié la collecte de déchets et une assistance en matière d'opérations de tri et d’énergie. Le SIREDOM assure également du conseil en ingénierie et sollicite ses différents partenaires pour mobiliser des ressources au service de ces collectivités d'Afrique. Concernant, le traitement des déchets, le type de déchets varie par rapport à ceux que nous collectons et traitons ici et influe sur nos interventions. En effet, par exemple, au Bénin, nous nous intéressons plus particulièrement au tri des déchets putrescibles avec lesquels on peut faire de la méthanisation, qui permet de produire une énergie « écologique », indispensable aux besoins de la population.

 

Cérémonie de signature dans la commune de Seme Podji en présence du Maire Charlemagne HONFOLes actions du SIREDOM en matière de coopération internationale peuvent-elles trouver « écho » sur son territoire notamment en associant des acteurs associatifs locaux, des personnes de la société civile ou autres ?

Nous travaillons, en effet, à un partenariat avec Cités Unies France, qui est une association regroupant de nombreuses collectivités dans le monde, de tous continents et qui favorise la conduite de projets, notamment en Afrique. Je participerai par ailleurs prochainement au forum de la coopération décentralisée afin de contribuer aux débats sur l'avenir de ces formes de solidarité internationale que l'action des collectivités locales françaises rend possible. N'oublions jamais que de nombreuses matières premières avec lesquelles sont fabriqués beaucoup de produits manufacturés que nous consommons en France sont issus du sol africain ! Cela nous créé des obligations.

 

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