Nos déchets ont de l’énergie !


Certains déchets que nous produisons ne peuvent être triés pour être recyclés. Ils doivent être jetés dans le bac de collecte des ordures ménagères communément appelé « poubelle grise »... Que deviennent ces ordures ménagères résiduelles ?

 

Sur le territoire du SIREDOM, la moitié de nos déchets finit dans la poubelle des ordures ménagères (2/3 en Ile-de-France). Les déchets putrescibles, les plastiques non recyclables tels que les pots de yaourt et de crème fraîche, les barquettes, les suremballages et les papiers absorbants comme les couches, les mouchoirs… ont eux aussi une " 2e
vie " puisqu’ils permettent de produire de l’énergie !

 

La valorisation énergétique : comment ça marche ?

Une fois collectés, ces déchets sont acheminés vers l’unité de valorisation énergétique du Centre Intégré de  raitement des Déchets de Vert-le-Grand. Déchargés dans la fosse à ordures ménagères (1) , ils sont mélangés à l’aide d’un grappin qui peut soulever près de 2 tonnes d’ordures guidées vers les 2 fours de l’incinérateur (2) .
Les ordures brûlent à une température de près de 900 degrés. La chaleur libérée par la combustion est récupérée et valorisée sous forme de vapeur (3) (4) . Elle permet, grâce à un turbo-alternateur (5), la production d’électricité distribuée sur le réseau national. L’unité d’incinération de Vert-le-Grand, exploitée par SEMARIV (Groupe Semardel) pour le compte du SIREDOM, fait partie des incinérateurs de dernière génération et dispose d’un système complet d’épuration des fumées (6) lui permettant d’être en conformité avec la règlementation européenne en matière de rejet atmosphérique. Divers équipements permettent de traiter en toute sécurité les pollutions générées pendant l’incinération.

 

     

Que deviennent les sous-produits de l’incinération ?

 

L’incinération de déchets engendre deux types de résidus :
- Les refioms (sous-produits non-valorisables d’épuration des fumées d’incinération d’ordures ménagères) sont traités dans les meilleures conditions de sécurité pour l’environnement. Ils représentent résiduellement 2 à 3% des tonnages accueillis par l’incinérateur.
- Les mâchefers (sous-produits solides) suivent différents traitements : une récupération des métaux ferreux et non-ferreux redirigés vers les industries de la métallurgie, un broyage et une maturation en vue d’une valorisation en sous couche routière.