Résultats enquête sur habitudes de consommation et la sensibilité des habitants à la prévention des déchets


A mi-parcours de son Programme Local de Prévention des Déchets (PLPD), le SIREDOM a réalisé une enquête téléphonique auprès des habitants des 78 communes couvertes par le PLPD porté par le Syndicat et missionné le Bureau d'étude O3S. Les interviews téléphoniques ont été réalisées du 17 septembre au 4 octobre 2013, auprès d'un échantillon de 1 000 personnes représentatif de la population.

 

Une première enquête avait été réalisée fin 2010, en amont du lancement de son PLPD. Avec cette 2ème enquête, le SIREDOM peut faire un bilan intermédiaire et mesurer l'impact des actions menées, à travers l'évolution des comportements, des modes de consommation et de la sensibilité des habitants depuis le lancement du PLPD. Les résultats permettront également au SIREDOM d'adapter ses prochaines actions de réduction des déchets.

 

Prévention/réduction des déchets : un concept plus connu

Le SIREDOM manque de notoriété auprès d'un peu moins de la moitié de l'échantillon. En effet, 51% des habitants interrogés en 2013 connaissent le SIREDOM. Il doit se rendre plus visible notamment auprès des 18/34 ans.

 

La prévention ou réduction des déchets est un sujet dont ont déjà entendu parler 81% des habitants contre 75% en 2010. Néanmoins, plus de la moitié des habitants interrogés associent souvent à tort le tri à un geste de prévention ou de réduction des déchets.

 

Les gestes de réduction des déchets sont moins évidents à mentionner pour les personnes interrogées. Les 2 actions les plus citées spontanément par les habitants sont le compostage des déchets et les achats sans suremballage.

 

Le Stop pub mieux respecté

 

En 2013, 16% des habitants déclarent avoir apposé un autocollant Stop pub sur leur boîte aux lettres pour refuser la publicité contre 14% en 2010.

Ils sont 17% parmi l’ensemble des français (selon une étude Ifop). Le respect de l’autocollant s’est amélioré entre 2010 et 2013. 62% des personnes interrogées ont déclaré que leur autocollant était respecté contre 55% en 2010.

Il est important de poursuivre l’accompagnement des habitants dans cette démarche car ils sont nombreux à recevoir de la publicité et à ne pas la lire (48%).

 

Un comportement plutôt positif concernant les déchets végétaux et les déchets de cuisine

Le compostage domestique : une pratique stable depuis 2010
Le compostage domestique, action phare du SIREDOM depuis 2006, est pratiqué par 48% des habitants du PLPD. Les habitants sont sensibles aux bénéfices du compostage. Ils sont en majorité d'accord pour dire que composter permet de réduire la quantité de déchets jetée à la poubelle, de redonner sa fertilité à la terre, de protéger l'environnement… D'ailleurs, les habitants choisissent de pratiquer le compostage dans le but de :

• diminuer la quantité de déchets (65%),
• bénéficier d'un compost gratuit (39%),
• préserver l'environnement (15%).

Le taux de ménages pratiquant le compostage et ceux ne le pratiquant pas mais souhaitant le faire (26%) est significativement stable de 2010 à 2013.

La principale raison évoquée par les habitants qui ne pratiquent pas le compostage est le manque de place. Le brûlage des déchets végétaux est en légère baisse depuis 2010 au profit de la déchèterie et de la collecte en porte à porte.

 

De nouvelles pratiques visant à réduire les déchets liés aux restes de repas se développent :
• la nourriture aux animaux est une pratique en forte augmentation de 2010 (6%) à 2013 (13%),
• la réalisation de recettes culinaires " zéro gâchis " est également significativement en hausse de 2010 (1%) à 2013 (3%).

Depuis son lancement, l'opération compostage domestique connaît un réel succès sur le territoire avec à ce jour la totalité des communes participantes à l'opération et une pratique des habitants largement répandue. Axe prioritaire de la politique de réduction des déchets du SIREDOM, les déchets végétaux et les déchets de cuisine feront l'objet de nouvelles actions dans les années à venir.

 

Le réemploi, une pratique différemment adoptée en fonction du produit concerné

Les Recycleries du territoire

13% des habitants du PLPD connaissent la Recyclerie Les Portes de l'Essonne et/ou la Recyclerie du Gâtinais. Parmi eux, 18% s'y sont déjà rendus pour donner ou acheter un objet ou un meuble d'occasion.

Le taux de ménages donnant leurs vieux vêtements à des associations ou à des proches est en hausse significative depuis 2010. En effet, 62% des habitants interrogés ont déclaré donner leurs textiles contre 55% en 2010. Les habitants jettent de moins en moins ces derniers dans les Ordures Ménagères puisqu'ils ne sont plus que 2% à évoquer cette pratique en 2013 contre 5% en 2010. L'action du SIREDOM " Nos vêtements ne sont pas des déchets " et l'implication des communes dans la promotion de la récupération et du don des textiles portent leur fruit.

 

Concernant le mobilier et les équipements de la maison, les habitants les valorisent en ayant recours à la déchèterie (50%) et aux collectes d'encombrants (31%). Les gestes de prévention, pratiqués moins systématiquement, sont toutefois en voie de développement.

 

En effet, selon l'état de fonctionnement de l'appareil ou du mobilier, 25% des habitants ont déclaré en faire don aux associations ou les vendre en brocante ou sur internet.

La réparation par un artisan reste très peu pratiquée. 17% des habitants ont indiqué faire réparer systématiquement ou de temps en temps un bien mobilier ou des équipements de la maison.

Les actions de promotion du réemploi restent des axes prioritaires pour le SIREDOM.

 

Les comportements d'achats restent à améliorer

Alors que 94% des répondants se déclarent conscients de la possibilité de réduire leurs déchets en achetant et consommant autrement, seuls 55% sont attentifs à la quantité de déchets que leurs achats vont produire.

L'information et la sensibilisation doivent permettre de changer les comportements en privilégiant l'achat de produits concentrés, formats familiaux ou d'éco-recharges.

 

Piles et lampes : un bilan en demi-teinte

L'usage de piles rechargeables pour réduire les déchets n'est pas évident pour les répondants. 50% des habitants achètent plutôt des piles non rechargeables. En parallèle, la gestion en fin de vie des piles mais également des lampes s'est améliorée significativement de 2010 à 2013. En 2013, 10% des habitants jettent leurs ampoules dans les Ordures Ménagères, contre plus de 25% en 2010.

 

La consommation d'eau du robinet comme eau de boisson en hausse

Le taux de ménage déclarant boire systématiquement l'eau du robinet est en hausse significative de 2010 (45%) à 2013 (51%). Selon l'étude, les principales raisons incitant les habitants à consommer systématiquement ou parfois l'eau du robinet sont l'habitude (55%), la praticité (24%) et le prix (18%).


Le SIREDOM doit poursuivre son investissement, notamment à travers son opération lancée en 2012 " l'eau du robinet, à boire sans modération ". En effet, malgré des premiers résultats encourageant, 29% des répondants ne boivent jamais l'eau du robinet.