Interview de Bernard Sprotti, Vice-Président du Siredom en charge de l'« environnement et du développement durable


Le Président du Siredom Xavier Dugoin, vous a confié la délégation « environnement et développement durable », expliquez-nous en quoi consiste cette délégation, quelle est votre mission et son domaine d’intervention

 
Il y a peu de temps que cette délégation m’a été confiée. Je n’ai pas hésité 5 minutes car c’est un domaine pour lequel la commune de Breuillet, depuis que je suis Maire en 2008, a mené plusieurs actions notamment à travers la mise en place d’un Agenda 21. C’est donc un domaine qui m’intéresse. 
 
Cette délégation consiste à soutenir les actions du Siredom dans les domaines d’intervention que sont la réduction des émissions de gaz à effets de serre et de décliner les thèmes liés à la compétence Environnement qu’a pris le syndicat en mai 2015. Cela signifie un champ d’action important qui va de la prévention et du traitement des déchets à leur valorisation en passant par la production d’énergie renouvelable etc.
 

Dès 2015, le Siredom a élaboré son programme d’actions en matière de politique environnementale, quels sont les grands axes de son engagement ? dans quel cadre s’inscrivent-ils ? 

 
Les grands axes sont ceux qui découlent en premier lieu de son activité en matière de traitement des déchets. Cette activité a un effet sur l’environnement. C’est ce qui a été mesuré dans le bilan carbone qui a été réalisé au deuxième semestre 2015.  Il est donc logique que le Siredom mette en œuvre des mesures de réduction ou de compensation des émissions de ses gaz a effet de serre.  Au-delà, le Siredom, s’est doté de la compétence Environnement, ce qui s’inscrit dans le cadre des lois Grenelle I et II, de la loi de transition énergétique pour la croissance verte et de la loi sur la biodiversité. Cela signifie que le syndicat a vocation à développer une gamme d’actions environnementales destinées à favoriser sur son territoire, une amélioration de la qualité de vie de ses habitants. 
 

Aujourd’hui quelles sont les avancées, où en est-on ? 

 
Visite de travaux d'espaces boisés de Xavier Dugoin, Président du Siredom, au Bois Devau à Itteville en présence du Maire Alexandre Spada en juillet 2017.

On peut citer l’entretien et la replantation d’espaces boisés communaux : deux opérations d’entretien ont eut lieu lors de l’été 2017 : à Itteville et Gironville-sur-Essonne et deux opérations de création de vergers pédagogiques sont programmées  à l’automne  sur les communes de Nozay et Brières-les- Scellés. Nous allons œuvrer au maintien de notre certification ISO 14001, élaborer le rapport annuel sur la situation du Siredom en matière de développement durable (publication en novembre 2017). Nous allons également mettre en place l’accompagnement des communes dans la mise en œuvre d’Agendas 21 à commencer par Ballancourt-sur-Essonne. Un îlot de biodiversité va être créé à Viry-Châtillon en 2018. Trois îlots existent déjà à Itteville, Saclas et Vert-le-Grand. 

 
Pour ce qui est des jardins familiaux, deux vont être inaugurés en 2017 : sur ma commune à Breuillet puis sur Bondoufle. 4 autres sont prévus en 2018 à Ballancourt sur Essonne, Leuville sur Orge, Athis-Mons et Saint-Michel sur Orge. 
 
Pour prendre l’exemple de Breuillet, il existait déjà quelques jardins familiaux, et nous allons doubler leur nombre. Ces jardins partagés ont d’abord, de mon point de vue, une vocation sociale. Dans les jardins on peut observer que celui qui le travaille et aime ça, peut nourrir une famille. Il faut donc les affecter à des gens qui sont en appartement mais aussi sur des critères de revenus. Le nouveau jardin qui va prochainement être inauguré sur la commune est un espace qui est quasiment en centre ville. Les gens l’apprécient et il faut aussi le faire découvrir au autres habitants.  
 
Visite de site sur le chantiers du jardin familial de Breuillet avec Xavier Dugoin et Bernard Sprotti en mai 2017

Le Siredom a dressé son bilan carbone en 2015 qui a conduit en 2016 à l’élaboration d’un Plan d’Actions de Réduction et Compensation des Emissions de Gaz à Effet de Serre (Parceges) ; en quoi consiste ce plan, quels sont les différentes actions mises et à mettre en œuvre ? quels moyens le Siredom se donne pour y parvenir et dans quel délai ?

 
La première délibération que j’ai présentée au Comité Syndical du Siredom portait sur le Parceges. Les actions qui le composent, que ce soit à court, moyen ou long terme dépassent les initiatives que nous pouvons mener dans les communes et qui reste plus classique. Là on est vraiment dans une autre dimension avec le Siredom. Nous sommes 140 communes, peut-être bientôt près de 180 avec les communes du Sictom du Hurepoix, et cela donne des moyens que les communes ne pourraient pas avoir. C’est un bon retour pour les collectivités adhérentes qui payent les cotisations.
 
Le Parceges regroupe donc plusieurs « actions » établies en lien avec la majeure partie des différents postes d’émissions de GES : hors-énergie, intrants, fret, déplacement et les immobilisations. L’enjeu est de construire une stratégie de réduction des émissions de GES ambitieuse, évaluable et pérenne dans le temps.
 
16 actions sont prévues et qui touchent des thèmes divers qui recoupent le programme d’actions en matière environnementales. Parmi celles que je n’ai pas encore citées, il y a à moyen terme la fourniture de chaleur et d’électricité au réseau urbain via l’incinération des déchets à Vert-le-Grand. Sur la thématique des déplacements nous travaillons aussi au développement du Gaz Naturelle de Ville et de Bio-GNV. Le Siredom est membre fondateur de la SEM Sigeif Mobilité qui a pour objectif de promouvoir les gaz carburants par le déploiement de stations en Ile-de-France. Il y a des initiatives qui s’inscrivent dans le quotidien du fonctionnement des services comme la réduction des impressions papiers  ou encore le projet de remplacement des véhicules essence par des véhicules à énergie propre. 
 

Comment percevez-vous le Siredom et plus précisément les politiques publiques mises en oeuvre par le syndicat ?

 
Le Siredom est le 2ème plus important syndicat de traitement des ordures ménagères en France. Cela signifie qu’il a de fortes responsabilités environnementales et une obligation d’exemplarité. Et j’ai pu constater qu’il y a au Siredom, au delà du traitement des déchets, tout un pan d’initiatives qui s’adressent aux communes et vise à les accompagner dans le sens du développement durable. Ce que je n’imaginais pas avant d’y avoir cette délégation. C’est particulièrement intéressant. Et important.
 

Vous travaillez en lien étroit avec les services du Siredom, notamment le service Environnement et Développement Durable. Comment ce travail s’articule et s’organise-t-il ? Etes-vous satisfait de cette collaboration et du service rendu aux usagers et aux collectivités adhérentes ? 

 
Les rapports sont excellents. Les Services du Siredom sont en rapport permanent avec les élus. Nous travaillons très bien avec eux. Pour les élus, c’est efficace. Ce sont les services qui font les choses. Laissons les gens compétents dans les domaines mener les affaires. En tant qu’élus, nous sommes là pour animer, pour pousser les dossiers. Mais moi je suis très attentif à laisser aux services leurs pleines responsabilités et compétences.